La SNEL à la semaine de l’énergie organisée par l’ARE à Kinshasa.

La SNEL à la semaine de l’énergie organisée par l’ARE à Kinshasa.

Le DG Fabrice Lusinde a dévoilé une vérité qui fait froid au dos.

 » Plus de 30% de l’énergie produite par la SNEL est consommée par l’Etat congolais sans retour ginancier. » l’Autorité de Régulation de l’Electricité (ARE) organise à Kinshasa, dans la salle La Perle du Paroisse Sainte Anne, du 24 au 26 Juin 2025, la semaine de l’énergie. Il s’agit d’un rendez-vous qui réunit plusieurs acteurs clés du secteur, à savoir les opérateurs, partenaires techniques et financiers et institutions qui discutent sur les projets d’électrification du pays. Plus qu’un forum, cette semaine constitue un moment de vérité pour le secteur énergétique congolais. Voilà pourquoi, le Directeur Général de la SNEL, Fabrice Lusinde, a tenu, dans son exposé, à répondre sans ambages à la question suivante : » Comment électrifier un pays, construire une souveraineté énergétique durable, tout en navigant dans les eaux troubles du sous-financement, des dettes abyssales et des réalités démographiques explosives ? »

A cette question, la SNEL par la voix de son Directeur Général, est venue, non seulement avec des réponses, mais aussi et surtout avec un cri d’alarme : » Malgré nos actions et nos versements à l’Etat, nous ne sommes pas protégés par l’Autorité de Régulation pour le recouvrement, » à expliqué Fabrice Lusinde. Ensuite, le Directeur Général de la SNEL a évoqué un parodoxe qui doit pousser à la réflexion les autorités du pays. » Bien que la SNEL ait versé, en 2024, 100,3 millions de dollars américains au Trésor public ( contre 70,8 millions USD en 2023), l’Etat congolais lui doit 278 millions USD, les Entreprises publiques 70 millions, et les Entités provinciales 60 millions. Au total, plus de 30% de l’énergie produite est consommée sans retour financier. Une autre révélation : la SNEL compte à ce jour une dette globale de 3 milliards de dollars américains, faisant de la Société, le deuxième plus grand débiteur du pays après l’Etat. Et ce n’est pas tout. En effet, avec 2200 MV contractés pour livraison, la SNEL parvient difficilement à fournir 1100 MV, révélant un déséquilibre criant entre engagements commerciaux et capacité réelle. Malgré ce tableau sombre ci-devant peint par le Directeur Général, la SNEL n’a pas l’intention de baisser son rythme de travail. En croire Fabrice Lusinde, la SNEL a fait des avancées significatives. A titre d’indication, en deux ans, cette société affiche quelques résultats suivants :

  • 100.000 nouveaux clients ont été connectés, impactant près de 1 million de congolais ;
  • 927 techniciens engagés, valorisant le capital humain ;
  • Digitalisation accélérée avec SNEL & MOI, SNEL BOX, Blue Energy ;
  • Suppression de la facturation forfaitaire ;
  • Collecte record des taxes d’éclairage public :

-Kinshasa : 6,8 Mds CDF
-Lubumbashi : 7,1 Mds CDF
-Kolwezi : 15,9 Mds CDF

  • Plus de 14,1 millions USD investis dans l’électrification rurale.

Fabrice Lusinde a clos son exposé par transmettre un message clair : » La SNEL tient à rompre avec la lenteur administrative et les promesses non tenues. Et elle le fait avec des actes concrets. » Pour rappel, pendant les trois jours des travaux pour cette deuxième édition de la semaine de l’énergie, il est prévu l’ouverture officielle le mardi 24 Juin, des rencontres one-on-one avec les acteurs clés le mercredi 25 Juin ; des échanges stratégiques, un panel d’état des lieux et la clôture institutionnelle le jeudi 26 juin 2025.

Dillat

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