Justice : Accusé d’apologie de l’homosexualité, Miankodila Nsokila Samuel recherché par la police.
Il est connu de tous que la République Démocratique du Congo, même si la société tolère assez timidement la notion de transgenres, par contre le pouvoir public réprimande sévèrement la pratique homosexuelle et tous les comportements qui vont avec.

Bi-sexuel et se réclamant comme tel, Miankodila Nsokila Samuel a commis l’erreur monumental de sa vie, en organisant des rencontres publiques entre les personnes transgenres dans la ville de Boma, Province du Kongo Central. Bien plus, profitant de son statut d’ingénieur en audiovisuel, il organisait aussi des émissions interactives pour aborder ce sujet dans les médias locaux.
Une grave imprudence de sa part, au motif que le régime du Président Félix Tshisekedi, lui-même un fervent chrétien pratiquant, n’accepte jamais l’homosexualité qu’il considère comme un comportement marginal.
À cause de ces émissions qui ont fait grand bruit et dont les échos sont parvenus dans les oreilles des autorités policières, l’instruction a été donnée de mettre la main sur M. Samuel Miankodila Nsokila. Et il sera arrêté le 10 décembre 2022 les éléments de la police nationale et directement mis sous le mandat d’arrêt provisoire pour apologie de l’homosexualité et incitation des jeunes à cette pratique contraire aux bonnes mœurs.
Grâce à la perspicacité de son avocat, il obtiendra la liberté provisoire et en profitera pour quitter la ville de Boma, pour se réfugier et vivre pratiquement en clandestinité à Kinshasa.
Pendant cette période, il a eu la chance d’obtenir un visa d’entrée au Canada. Grâce à ce document, il a pu voyager et séjourner dans ce pays pendant quatre mois, entre octobre 2023 et janvier 2024.
Croyant son dossier judiciaire classé sans suite, Miankodila Nsokila Samuel a décidé de regagner la RDC en février 2024. Malheureusement, arrivé à Kinshasa, il sera recherché par la justice, surtout pendant la période où le Ministre de la Justice Constant Mutamba a instruit les magistrats et les officiers de police judiciaire de traquer les homosexuels.
Comme son visa avait encore son cours légal, M. Miankodila s’est résolu, afin de se mettre à l’abri de tortures et privation de ses droits et libertés individuelles, de retourner au Canada. D’aucuns pensent que cette homme, qui court des peines sévères dans son pays, pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison ferme, en raison de son orientation sexuelle, trouvera refuge au Canada et que les autorités de ce pays nord- américain comprendront sa situation.
Dillat














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